PRESSE ALGERIENNE

 

 

 

 

 

 

LA PRESSE ALGÉRIENNE À PARTIR DE 1830

 

 

HISTOIRE DE LA PRESSE ALGERIENNE PRESSE ALGÉRIENNE

 

PRESSE ALGERIENNE EN LIGNE

 

 

 

 

 

 

 

 

                  LA PRESSE ALGÉRIENNE  DE 1830 à 1852 Algérienne au début de la colonisation

Le  premier journal documenté fut celui crée par le colonialiste barbare qui lança sur la presqu'île de SidiFredj le n°1 de L'Estafette...La publication ne dépassa pas le 2è numéro.Il s'agissait là d'une Presse toute officielle, la seule, que le pays ait connue pendant les premières années.

En Janvier 1832. Le Moniteur Algérien fut crée. Cette création répondait aux besoins d'une cité, qui d'après Pellissier de Raynaud comptait déjà, à cette époque, une population européenne de plus d e 3.000 individus.  Le prix de l'abonnement était de 2 francs pour un an.

 

A partir de 1839 naissance de journaux locaux

Jusque là seule la Presse Officielle était représentée eu Algérie par le Moniteur. C'est au mois. de Juillet 1839 qu'Auguste Bourget fonda à Alger l'Akhbar, 1, rue Sainte ; il devait en garder la direction jusqu'à sa mort, en 1862. Cinq années plus tard, 5 Octobre 1844, la province de l'Ouest a son premier journal, L'Echo d'Oran, créé par Adolphe Perrier, imprimeur rue Philippe ; il devait rester l'unique organe (le cette ville pendant quatre ans. Dans le même temps, La Seybouse naquit à Bône par les soins du propriétairegérant de Dagand. Puis le Courrier de Philippeville apparut.
Ces modestes feuilles paraissaient en hebdomadaire pour La Seybouse et L'Echo, deux fois par semaine en ce qui concerne L'Akhbar, puis trois fois dès 1848.

 Apparition de la Censure

Il était interdit de parler guerre, politique on administration, Les Algériens n’avaient bien sûr aucun droit d’expression.l'Akhbar avait annoncé l'arrivée à Alger d'une caravane ayant une vingtaine d'esclaves à mettre en vente. Ceci était contraire à la fiction officielle d'après laquelle les ventes de ce genre étaient interdites en Algérie. Au mépris (le toute vérité, il fut enjoint à l'Akhbar de démentir la nouvelle dans son numéro suivant du 15 Octobre 1846. A la suite de cette affaire, la Censure fut rétablie sur ordre de Guizot. Le service en fut confié à Alger à un très jeune fonctionnaire; son zèle à manier ciseaux et encre rouge eut (les résultats parfois étonnants : supprimant, le 24 février 1848, dans l'Akhbar, un article de fond assez inoffensif sur les indemnités arriérées, il fut responsable d'un impressionnant blanc de première page, qui, en un jour où l'on attendait des nouvelles du banquet réformiste de Paris , fut  interprété comme l'annonce d'une révolution parisienne.

LA SECONDE RÉPUBLIQUE

 Quatre mois de liberté presque illimitée furent inaugurés par ces dispositions, jusqu'en Juin 1848. Cette période est caractérisée par :
1) Le grand nombre d'organes nouveaux. La censure défunte, les charges fiscales, cautionnement et timbre n'existant pas, il se produisit une extraordinaire floraison : Sentinelle Républicaine d'Alger, Abeille de l'Atlas, Courrier de Constantine, Brûlot de la Méditerranée, Gourayah (Bougie), Courrier d'Afrique. L'Algérie, Les Deux Frances, Le Nador, L'Afrique Française, L'Etoile d'Afrique, L'Echo de l'Atlas, Le Précurseur... Les citer est utile pour donner une idée de la vigueur (le l'éveil à condition de ne pas perdre (le vue, tout d'abord, que certains ont eu une vie très brève : Le Précurseur de Blidah en resta à son numéro, ensuite que d'autres de même tendance, quelquefois avec le même personnel, se sont relayés. L'énumération des feuilles, dont certaines parurent successivement, ne doit pas fausser l'idée du chiffre des journaux ayant existé au même moment. Le cas est net à Alger pour la filiation Sentinelle Républicaine, Brûlot, puis Atlas. En Aoüt 1848, la flambée tombe il ne subsistera plus que 6 à 7 Journaux pour les trois provinces.
2°)Le caractère de cette période de liberté est, qu'à une exception près, l'orléaniste Akhbar restant hors du jeu, il est presque impossible de séparer la vie de la Presse, en ces jours d'espoir révolutionnaire des clubs et sociétés dont elle se fait l'écho. La Seybouse nous renseigne sur l'activité des " Amis du Peuple " qui furent au premier plan des troubles (le Bône en Mai 1848. Philippeville a son club de la " Fraternité " ; l'Echo d'Oran invite des compatriotes à participer aux réunions du " Comité républicain oranais " : on retrouvera les noms des membres les plus actifs plus tard parmi les accusés du procès (le la Société (les " Bons Cousins ".
Alger. capitale, se (levait d'avoir plusieurs clubs : on n'en comptait pas moins de six. L'un d'eux, le " Club démocratique ", avait pour centre de réunion la salle Gambini, rue d'Isly.  Il comptait un haut protecteur, le Général Cavaignac, et avait son journal La Sentinelle Républicaine, créé par un avocat algérois, Audebert, et le libraire Monginot. ancien compagnon (le captivité de Godefroy Cavaignac, ce qui explique la faveur dont il jouissait. La Sentinelle sacrifiait à l'engouement féministe du jour en ouvrant ses colonnes à une poétesse locale, MlleBALLY . qui signait (l'un double prénom romantique, " LouiseEugénie ", ses hymnes à la Liberté.
Si nous en croyons l'Akhbar, les tournois d'éloquence dans ces clubs dégénéraient en pugilats. Le bienveillant Echo d'Oran déplorait luimême le tumulte des réunions.
La Sentinelle disparut en Avril 1848, après le départ (le Cavaignac et ses amis. Elle fut relayée par le Brûlot qui servit d'organe dès lors au club Gambini, puis resta fidèle à Cavaignac au moment de l'élection présidentielle. Lorsque le Brûlot sombra en juillet 1849, l'Atlas recueillit ses cendres ardentes.
Le vieil Akhbar assistait à ces naufrages et transformations avec une raillerie hargneuse et jalouse, nourrie du mécontentement de voir, par le régime de liberté, lui échapper le monopole des annonces judiciaires qui lui étaient échues jusqu'alors. Le poète (le service. Vraisemblablement Désiré Léglise, saluait par cette parodie la disparition des éphémères :

CARACTÈRE DE CETTE PRESSE

Il est assez difficile de connaître avec précision le tirage de tous les journaux, mais on peut essayer de s'en faire une idée à la lueur de quelques renseignements. Le Démocrate de Blidah tire à 1.000 exemplaires. Le chiffre le plus élevé est atteint par les grands infolio d'Alger. aux alentours de 2.000. Voici l'exemple (le l'Atlas en Novembre 1849, donc vers ses débuts.
Tirage : 1.500.
711 exemplaires vendus à Alger ;
281 dans la province d'Alger ;
112 dlans la province de l'Ouest
150 dans la province de l'Est
76 en France.
 

A suivre........
 


 

 

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